Réconciliez-vous avec vos aliments tabous

gourmandise
Vous tentez de fuir le sucre et et bannissez le gras dans l’espoir de perdre du poids ? Figurez vous que ce n’est pas forcément la meilleure manière pour maigrir durablement…
En effet, aucun aliment n’est mauvais en soi s’il est consommé en quantité raisonnable. En revanche, plus on essaie de s’interdire un aliment … plus on risque d’en avoir envie.
Faisons une petite expérience très rapide. Fermez les yeux un instant et répétez intérieurement pendant une minute : « je ne dois pas penser à un ours blanc, je ne dois pas penser à un ours blanc, je ne dois pas penser à un ours blanc… »
Quelle image avez-vous vu apparaitre dans votre esprit ? Il y a fort à parier que c’était celle d’un ours blanc. Pourtant, combien de fois avez vous pensé à un ours blanc ce dernier mois ? Pas souvent probablement…

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Alors imaginez un peu maintenant ce qui se passe quand vous vous répétez en boucle « je ne dois pas manger de chocolat, je ne dois pas manger de chocolat, je ne dois pas manger de chocolat… »
Loin de vous ôter l’envie d’en manger… vous ne pensez plus qu’à ça !
Certains de mes patients m’ont même raconté que lors de précédentes tentatives d’amaigrissement, ils s’étaient mis à rêver durant leur sommeil qu’ils mangeaient certains aliments, uniquement parce qu’ils savaient qu’ils étaient proscrits dans leur régime, alors qu’en temps normal ils n’en mangeaient jamais (et n’y pensaient jamais non plus).
Autre raison pour laquelle s’interdire des aliments ne fonctionne pas à long terme pour perdre du poids : lorsque vous cédez à la tentation de cet aliment-tabou, bizarrement vous n’arrivez plus à vous arrêter !
Et hop, au lieu de déguster deux carrés de chocolat, c’est la tablette entière que vous engloutissez. Logique, me direz vous, puisqu’il s’agit d’un aliment interdit, si vous en mangez un peu, vous transgressez la règle, vous avez « raté ». Donc foutu pour foutu… autant en manger beaucoup, s’en donner à coeur joie et finir la tablette. Comme ça, on n’en parle plus… et demain c’est décidé, vous arrêtez DE-FI-NI-TI-VE-MENT le chocolat ! Jusqu’à la prochaine fois…
Enfin, dernière raison pour laquelle s’interdire des aliments ne vous aide pas : lorsque vous les consommez (et a fortiori, comme nous venons de le voir, sur un mode compulsif), au lieu de ressentir un sentiment de plaisir et de bien-être, le sentiment qui domine ressemble plutôt malheureusement à de la culpabilité voire du dégout de soi… Et plus vous vous sentez mal… plus vous avez envie de manger pour vous réconforter.
Vous vous reconnaissez ?
Il est donc urgent de réviser vos croyances, et redécouvrir que se nourrir rime vraiment avec plaisir.
Pour cela, je peux vous proposer plusieurs exercices ou experiences spécifiques au cours des consultations. L’objectif est de rétablir un équilibre, de rompre le cercle vicieux des restrictions / compulsions, d’apprendre à banaliser les aliments que vous vous interdisez de manger et à les consommer avec plaisir et modération.
Bien sûr, ces exercices ne sont pas toujours faciles, ils demandent des efforts et de la persévérance, comme tout travail en profondeur sur soi. Aussi, ne vous découragez pas s’ils vous paraissent a priori hors de votre portée. Il faut parfois un peu de temps pour apprendre à manger avec sérénité, délesté de sa culpabilité et de sa peur du manque.
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Bonne résolution

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Une nouvelle année est là et son cortège de bonnes résolutions avec… J’ai lu récemment que « MAIGRIR » était la 2e résolution des Français. Juste après celle d’arrêter de fumer, donc si on exclut les fumeurs du sondage, on comprend vite que maigrir est une réelle préoccupation pour de nombreuses personnes.
La motivation gonflée à bloc après quinze jours d’orgie culinaire, vous vous apprêtez donc à exterminer sans délai (ou presque) ces kilos qui vous encombrent.
Soit.
Mais cette fois, pas question de faire n’importe quoi.
1°) Déjà, arrêter les régimes
Certes, vous avez envie, là-tout-de-suite-sur-le-champ, de voir des résultats.
C’est d’ailleurs ce qui explique le succès médiatique des régimes : ils vous promettent généralement une perte de poids spectaculaire : « perdez 4 kilos par semaine avec le régime X » « perdez 10 kilos en un mois avec le régime Y », etc
Vous vous lancez donc dans un « plan d’attaque » plus ou moins restrictif… pour l’abandonner quelques jours ou semaines plus tard et voir le retour de tous vos kilos accompagnés même d’un petit bonus ! Que de temps et d’énergie perdus finalement !
Donc cette année, pas question de recommencer les mêmes erreurs.
Posez vous les bonnes questions et définissez des objectifs réalistes. Mieux vaut perdre 8 kilos en 6 mois mais maintenir la perte de poids que d’en perdre 10 en 2 mois pour en reprendre 15 après.
2°) Ensuite observer et comprendre
Vos kilos ne se sont pas installés comme ça, par magie, du jour au lendemain. Ils nous racontent votre histoire.
Faire le lien avec les raisons et le contexte dans lesquels vous avez pris du poids est important car on ne traite pas de la même façon une obésité ancienne, installée depuis l’enfance, et une prise de poids récente.
De même, avez vous pris du poids progressivement au fil du temps ou à l’occasion de certains événements ?
Observer votre profil de mangeur est également très utile : mangez vous de grosses quantités aux repas ou avez vous plutôt tendance à grignoter ? mangez vous quand vous vous sentez seul ? contrarié ? quand vous vous ennuyez ?
Quelle relation avez-vous avec la nourriture ?
Avez vous du plaisir à manger ? Vous forcez vous à manger certains aliments « parce qu’ils sont bons pour la santé » ? Culpabilisez vous lorsque vous mangez du chocolat, du fromage ou des frites ?
3°) Transformer progressivement votre comportement alimentaire
Pour maigrir, inutile de s’imposer des restrictions : ce n’est pas tenable sur le long terme.
En revanche, quelques petites modifications peuvent faire une vraie différence sur la balance : adapter les quantités à vos sensations de faim et de rassasiement, écouter vos envies, apprendre à gérer autrement les situations qui vous poussent à manger sans faim, retrouver une relation saine et sereine avec la nourriture…
Ces pistes sembleront simples à explorer pour certains, mais un peu plus compliquées pour d’autres qui peuvent ressentir le besoin d’être accompagnés dans ce projet.
Cette approche, que je vous propose en consultations individuelles, vous permettra de maigrir mais sans régime. Je vous aiderai à identifier et respecter vos sensations alimentaires, retrouver le plaisir de manger sans frustration ni culpabilité. Il s’agit d’un travail très concret qui s’appuie sur des exercices et des expériences et qui aboutit à une perte de poids progressive et durable ainsi qu’à un rapport plus serein à l’alimentation et au poids.
Alors la résolution pour cette année : maigrir, oui, mais avec bienveillance et pour longtemps !

Profiter des fêtes sans grossir

gourmandise-noel-1Les fêtes de fin d’année approchent, et si certains s’en réjouissent, d’autres les appréhendent avec angoisse : « Toutes ces occasions et tentations ! Malheur ! Je vais sûrement grossir ! » Pas sûr… Découvrez comment profiter de ces festivités sans pour autant ruiner votre ligne.

Dans toutes les cultures, on fête un événement en partageant un bon repas, cela fait partie du rituel social. Les fêtes de fin d’année sont l’occasion de se retrouver en famille ou entre amis et de partager ce moment autour de mets plus riches et plus rares dans l’année : foie gras, champagne, dinde, bûche, chocolats…
Beaucoup oscillent alors entre excès et culpabilité, passant ainsi du gavage au régime draconien. Ce qui au final, n’est pas plus satisfaisant dans un cas que dans l’autre.
Alors, comment s’en sortir sans pour autant se priver ? Car oui, on peut se faire plaisir sans grossir, même pendant les fêtes !
Tout d’abord, rappelez-vous que manger au-delà de sa faim lors d’un repas de réveillon est chose normale. Un excès ne fait pas grossir si, par la suite, on attend le retour de sa faim pour manger à nouveau.
Il y a de bonnes chances en effet, que le lendemain, vous n’ayez pas faim pour le petit-déjeuner ni, qui sait, pour le déjeuner non plus. N’hésitez pas à les sauter, ou manger très légèrement, et attendez le retour de la faim pour manger à nouveau.
C’est impossible, car le lendemain, vous remettez ça dans la belle-famille cette fois-là ? C’est vrai, vous aurez fait deux repas d’affilée durant lesquels vous aurez largement dépassé votre satiété. Mais votre appétit en sera réduit d’autant par la suite. Rappelez-vous que la régulation du poids ne se fait pas sur un repas, ou sur une journée, mais sur plusieurs jours !
À table, n’hésitez pas aussi à laisser une partie de votre assiette lorsque vous sentez que le plaisir n’y est plus. Le plaisir à manger n’est pas affaire de quantité, mais d’attention portée à ce qui se passe dans la bouche. 100 grammes de foie gras ne sont pas deux fois meilleurs que 50 grammes, mais plutôt deux fois moins bons ! Et rien n’est plus désagréable que de sortir de table lourd et ballonné.
Pour éviter que votre hôte ne se vexe si vous ne finissez pas votre assiette, surtout, n’oubliez pas de le rassurer en faisant plusieurs compliments sur le plat, afin de bien montrer que vous l’avez apprécié.
Et la gourmandise, alors ? Toutes ces petites douceurs qui traînent, qui s’ajoutent et se surajoutent ? Je vous conseille de mesurer votre plaisir : ce chocolat, êtes-vous vraiment en état, là, maintenant, de l’apprécier comme il le mérite ? Ne sera-t-il pas meilleur tout à l’heure ? Ou demain ? Soyez gourmand jusqu’au bout et veillez à être en mesure d’apprécier réellement ce que vous mangez.
En fait, malgré tous ces bons conseils, la plupart d’entre nous, minces et gros, mangeons trop durant les fêtes. Et lorsque janvier arrive, il n’y plus beaucoup d’aliments qui puissent nous tenter. Au contraire, on se surprend à n’avoir envie que de petites choses légères ! L’appétit n’est plus là et on mange alors bien moins durant une bonne semaine !
Si bien qu’à mi-janvier, les choses sont rentrées dans l’ordre naturellement, sans affolement, sans régime, simplement parce que notre appétit s’est mis aux abonnés absents, qu’on a écouté sa faim, qui ne nous disait rien, et que l’on a donc moins mangé.
Je vous souhaite de gourmandes fêtes de fin d’année !