Profiter des fêtes sans grossir

gourmandise-noel-1Les fêtes de fin d’année approchent, et si certains s’en réjouissent, d’autres les appréhendent avec angoisse : « Toutes ces occasions et tentations ! Malheur ! Je vais sûrement grossir ! » Pas sûr… Découvrez comment profiter de ces festivités sans pour autant ruiner votre ligne.

Dans toutes les cultures, on fête un événement en partageant un bon repas, cela fait partie du rituel social. Les fêtes de fin d’année sont l’occasion de se retrouver en famille ou entre amis et de partager ce moment autour de mets plus riches et plus rares dans l’année : foie gras, champagne, dinde, bûche, chocolats…
Beaucoup oscillent alors entre excès et culpabilité, passant ainsi du gavage au régime draconien. Ce qui au final, n’est pas plus satisfaisant dans un cas que dans l’autre.
Alors, comment s’en sortir sans pour autant se priver ? Car oui, on peut se faire plaisir sans grossir, même pendant les fêtes !
Tout d’abord, rappelez-vous que manger au-delà de sa faim lors d’un repas de réveillon est chose normale. Un excès ne fait pas grossir si, par la suite, on attend le retour de sa faim pour manger à nouveau.
Il y a de bonnes chances en effet, que le lendemain, vous n’ayez pas faim pour le petit-déjeuner ni, qui sait, pour le déjeuner non plus. N’hésitez pas à les sauter, ou manger très légèrement, et attendez le retour de la faim pour manger à nouveau.
C’est impossible, car le lendemain, vous remettez ça dans la belle-famille cette fois-là ? C’est vrai, vous aurez fait deux repas d’affilée durant lesquels vous aurez largement dépassé votre satiété. Mais votre appétit en sera réduit d’autant par la suite. Rappelez-vous que la régulation du poids ne se fait pas sur un repas, ou sur une journée, mais sur plusieurs jours !
À table, n’hésitez pas aussi à laisser une partie de votre assiette lorsque vous sentez que le plaisir n’y est plus. Le plaisir à manger n’est pas affaire de quantité, mais d’attention portée à ce qui se passe dans la bouche. 100 grammes de foie gras ne sont pas deux fois meilleurs que 50 grammes, mais plutôt deux fois moins bons ! Et rien n’est plus désagréable que de sortir de table lourd et ballonné.
Pour éviter que votre hôte ne se vexe si vous ne finissez pas votre assiette, surtout, n’oubliez pas de le rassurer en faisant plusieurs compliments sur le plat, afin de bien montrer que vous l’avez apprécié.
Et la gourmandise, alors ? Toutes ces petites douceurs qui traînent, qui s’ajoutent et se surajoutent ? Je vous conseille de mesurer votre plaisir : ce chocolat, êtes-vous vraiment en état, là, maintenant, de l’apprécier comme il le mérite ? Ne sera-t-il pas meilleur tout à l’heure ? Ou demain ? Soyez gourmand jusqu’au bout et veillez à être en mesure d’apprécier réellement ce que vous mangez.
En fait, malgré tous ces bons conseils, la plupart d’entre nous, minces et gros, mangeons trop durant les fêtes. Et lorsque janvier arrive, il n’y plus beaucoup d’aliments qui puissent nous tenter. Au contraire, on se surprend à n’avoir envie que de petites choses légères ! L’appétit n’est plus là et on mange alors bien moins durant une bonne semaine !
Si bien qu’à mi-janvier, les choses sont rentrées dans l’ordre naturellement, sans affolement, sans régime, simplement parce que notre appétit s’est mis aux abonnés absents, qu’on a écouté sa faim, qui ne nous disait rien, et que l’on a donc moins mangé.
Je vous souhaite de gourmandes fêtes de fin d’année !

 

Maigrir sans régime : oui c’est possible !

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Dire non aux régimes, cela ne veut pas nécessairement dire non à la possibilité de maigrir.

Arrêter de croire qu’en maltraitant son corps à coups de privations, on pourra parvenir à une perte de poids durable, c’est déjà rompre avec le cercle vicieux des régimes yo-yo qui font toujours reprendre plus de poids, et donc s’offrir la possibilité d’arrêter de grossir.

Mais arrêter les régimes peut aussi permettre de maigrir.

Pour cela, il est nécessaire de prendre un peu de temps afin de comprendre pourquoi on a pris du poids, travailler sur ces causes et changer ses habitudes en douceur.
Si vous avez grossi, c’est probablement parce que vous mangez plus que vous n’en avez besoin : parce que vous êtes bon-vivant et aimez faire « honneur » au cuisinier, parce que vous craquez sur du chocolat, du fromage ou des biscuits apéros le soir en rentrant du travail, parce que vous finissez systématiquement vos assiettes (voire celles de vos enfants) pour « ne pas gâcher », parce que vous êtes gourmand, ou stressé, ou n’aimez pas cuisiner, ou vivez seul, ou avec une grande famille ou …. Les raisons ne manquent pas !

Entreprendre un travail de fond sur votre comportement alimentaire c’est faire le point sur votre fonctionnement, retrouver les signaux de faim et de satiété et rompre avec beaucoup de croyances alimentaires. C’est faire la paix avec son assiette pour apprendre à manger avec sérénité ce qui vous fait envie dans les quantités qui correspondent à vos besoins, et retrouver ainsi votre poids d’équilibre.

Naturellement, sans violence.

C’est quoi un régime ?

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Vous avez certainement entendu le slogan publicitaire de Weight Watchers : « Arrêtez les régimes, commencez Weight Watchers ». Derrière ce slogan, il y aurait l’idée qu’un régime serait un programme forcément déséquilibré voire restrictif ou frustrant.

D’ailleurs, quand on parle de régime, bon nombre de patients pensent immédiatement aux régimes les plus farfelus comme le régime « soupe au chou », le régime ananas ou dernièrement le régime Dukan  (les exemples ne manquent pas, nous pourrions en citer des milliers …), mais peu associent le terme de régime avec « régime équilibré » ou même avec juste le fait de « faire attention ».

En réalité, un régime, c’est la volonté de contrôler son alimentation dans le but de maigrir,  que ce soit en s’imposant un nombre de repas à respecter, des aliments à privilégier, d’autres à limiter, en comptant des points, des calories ou des portions, bref, en suivant un plan pré-établi sans tenir compte des signaux que nous envoie notre corps.

Un régime c’est remplacer les mécanismes neurophysiologiques inconscients qui permettent la régulation du poids par un contrôle mental volontaire et conscient.

Alors est-ce que ça marche ?

Les spécialistes du comportement alimentaire classent les mangeurs en deux groupes :
– les mangeurs intuitifs qui mangent en fonctions de leurs signaux internes (faim et rassasiement)
– les mangeurs contrôlés qui essaient de contrôler leur alimentation par la volonté

De nombreuses études montrent que les mangeurs intuitifs sont moins susceptibles d’être en surpoids, que leur poids est plus stable dans le temps et qu’ils passent moins de temps à penser à la nourriture.

Les mangeurs contrôlés, au contraire, sont plus susceptibles de manger en réaction aux publicités, de manger en grande quantité quand la nourriture est disponible (par exemple aux buffets à volonté) ou quand ils font un petit écart (finir la tablette de chocolat sans pouvoir s’arrêter à un carré). Au final, cette tentative de contrôle aboutit non pas à un poids satisfaisant mais à une relation pervertie à la nourriture, faite d’anxiété de grossir et de culpabilité.

Car ce contrôle absolu qu’on aimerait avoir sur son alimentation est impossible ! Les aliments ne sont pas une somme de nutriments, et oublier les aspects gustatifs et émotionnels de l’alimentation, que l’on veuille mincir ou pas, rend la tâche intenable.

C’est pourquoi, travailler sur ses croyances, ses émotions et ses sensations alimentaires est le seul moyen de retrouver un rapport serein à la nourriture et d’atteindre son poids d’équilibre.

 

 

Ma fille, ses kilos et moi

Face aux rondeurs (réelles ou imaginaires) de leurs filles, de nombreuses mères s’inquiètent et tentent de prendre le contrôle de l’alimentation de leur enfant.

Un interventionnisme qui peut mettre en péril la construction de l’estime de soi et du comportement alimentaire de l’enfant à long terme.

En effet, en imposant des règles alimentaires drastiques à son enfant pour contrôler son poids, on perturbe les signaux de faim et de rassasiement, ce qui peut, à terme, engendrer des troubles du comportement alimentaire. En outre, plus ces restrictions sont importantes, plus la jeune fille est susceptible de souffrir d’une mauvaise estime de soi … ce qui entraine des effets bien plus délétères que quelques kilos en trop !

Alors comment trouver l’attitude juste face à l’embonpoint de son enfant ?

  • Déjà, éviter à tout prix les remarques blessantes, même dites sur le ton de la plaisanterie : « Dis donc, c’est quoi, ce petit ventre, là ? »
  • Lui apprendre à écouter ses sensations alimentaires et ne jamais le forcer à finir son assiette
  • Faire du repas un moment de partage et de plaisir.
  • Le valoriser et lui assurer qu’on l’aimera toujours, quel que soit son gabarit.
  • Écouter sa souffrance, essayer de comprendre d’où vient sa prise de poids plutôt que d’essayer de la contrôler.
  • Ne pas hésiter à consulter, pour soi ou pour l’enfant, si l’on sent que l’on a besoin de conseils ou tout simplement d’en parler.

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Comment les régimes peuvent gâcher la vie

Un article intéressant à lire ici.

Après des années de régimes, avec des répercussions aussi catastrophiques sur le poids que sur l’estime de soi, Caroline a décidé de tourner le dos aux restrictions. Grâce à un travail basé sur l’écoute de soi, elle a pu retrouver sérénité alimentaire, confiance en elle … et perdre du poids !

Cette approche relatée au travers de son expérience, est pratiquée par les thérapeutes du GROS, dont je fais partie, tout comme le Dr Zermati.